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Être un homme hétérosexuel blanc

Je soupe avec un ami, on discute de tout et de rien, on se met à parler d’une situation raciste. Un commentaire désobligeant, qui n’avait pas été fait avec une mauvaise intention, mais qui impliquait un mot puissant, le mot nègre. Un mot que plusieurs utilisent avec légèreté, un mot qui à la base ne voulait dire “de ressemblance noir”, mais qui avec le temps aura tout une autre signification. Je ne vous ferai pas de cours d’histoire, je ne ferai simplement vous rappeler, que l’esclavage ne s’est terminé qu’en 1865. Si ce n’est pas déjà fait, regardez “12 years a slave” et rappelez-vous que ce genre de comportement était COMMUN, il n’y a pas si longtemps de ça.

C’est à ce moment que je réalise que suis un homme hétérosexuel blanc, parce qu’être un homme hétérosexuel blanc ça semble tellement “normal” et acquis, mais c’est un énorme avantage dans notre société. Un avantage que l’on oubli, que l’on ignore et qui pour plusieurs, leur donnent magicalement le droit d’agir comme des trous de cul avec d’autres humains.

J’ai eu la chance de grandir entouré de plusieurs personnes de différentes ethnies. À 6 ans, mon meilleur ami était un arabe et il le fut pendant de nombreuses années. Ce fut le premier à me faire manger de “drôles” de choses (pour un enfant de cet âge), le premier à me faire entendre de la musique d’une autre langue, le premier à essayer de m’expliquer pourquoi son père fumait quelque chose d’étrange dans une grosse pipe à eau (je parle ici de chicha) et j’en passe.

J’ai eu la chance à la fin de mon adolescence de côtoyer mon premier ami gai, de pouvoir lui poser toutes les questions que je voulais, de savoir comment ça fonctionnait de “leur bord”. Bref, tout ça pour comprendre qu’au final ce n’était qu’une préférence sexuelle.

J’ai eu la chance de côtoyer des femmes fortes, des femmes avec du caractère, qui ne se laissaient pas marcher sur les pieds. Des femmes qui en faisaient autant, sinon plus, que bien des hommes que je connais. Mes grands-mères font parties en autres de ces femmes, ayant des maris décédés depuis plusieurs années et qui ont su s’arranger seule.

Pourquoi je vous raconte tout ça? Simplement, parce que lorsque l’on est entouré d’une variété de gens, que ce soit de par la différence de leur bouffe, de leur couleur, de leur musique, de leur préférence sexuelle ou simplement de leur sexe… Pour moi, ce ne sont que des humains, des êtres tous différents, mais si proches les uns des autres ; des gens que j’apprécie pour une panoplie de raisons.

C’est alors qu’on reçoit des claques dans le visage quand j’entends parler de tuerie de gens noir, de problème d’équité salariale, que les musulmans sont tous des terroristes, que les homosexuels souffrent d’une maladie et j’en passe. Chaque fois je suis sidéré par ce genre de propos. C’est aussi à ce moment que je me demande COMMENT EST-CE POSSIBLE de penser de cette façon en 2016? Nous sommes pourtant à l’ère de l’information. L’internet ne sert pas qu’à regarder des vidéos de chats, mais bien aussi à pouvoir explorer le monde et ce depuis son salon. Si moindrement il y avait un intérêt à découvrir ce qui se passe ailleurs, c’est impossible pour une personne sensée, après avoir vu toute cette information, de continuer à catégoriser les gens d’une telle façon!

Bref, c’est à ce moment que je me rappelle que je suis un homme hétérosexuel blanc, mais que dans mon âme je suis de toutes les couleurs et de tous les sexes.

Peace

Seb

Médias sociaux ou manque de savoir-vivre

J’adore les médias sociaux, je trouve que c’est un outil et une façon d’échanger, de créer et d’accéder à certaines personnes qui ne l’étaient pas dans le passé. Ça donne une voix à un grand nombre de gens et ça permet à ceux-ci de donner leurs opinions sur une panoplie de sujets. Ça permet à des PME de joindre des milliers de clients, sans passer par les médias traditionnels et surtout à ceux-ci de « commenter » leurs produits ou services.

Personnellement, je suis rendu au niveau de « célébrité » sur internet où je commence à avoir des trolls. Tsé ce sont ces charmants êtres humains, qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie, que de te répondre quelque chose de négatif, de complètement stupide ou de t’envoyer promener gratuitement… Bref, jusque-là ça passe, c’est chiant, mais ça passe.

C’est là où je commence à moins aimer les médias sociaux, car cette grande opportunité de parole que ce média offre, laisse place aussi à son lot de négatif. Je replace déjà les pendules à l’heure ici, le commentaire constructif, la critique ou l’échange un peu plus « musclé », je n’ai aucun problème avec ça. J’aime justement ça, c’est avec ce genre de discussion qu’on s’améliore et que l’on peut offrir quelque chose de meilleur au bout de la ligne.

Ayant des amis dans le milieu des artistes, des blogueurs, des journalistes, politiciens, bref dans la sphère qui « s’expose » c’est là où tu commences à voir le « dark side of the force ». C’est là où tu vois que les gens s’en permettre un peu trop du derrière leur clavier et de leur cellulaire. Je ne suis pas certain que 95% auraient le courage de dire tout haut et surtout en face de la personne, ce que je peux entendre qui circule sur internet. Ici je ne parle pas de négatif, ici je parle de menaces de mort, de donner l’adresse des gens publiquement, de les insulter à profusion, de les traiter des pires noms, de s’attaquer à leurs enfants :

« Maudite chienne »

« T’es rien qu’un tas de marde »

« J’espère que tu vas bruler»

« Tu ne devrais pas vivre »

« Je vais venir te lancer des roches chez vous »

« Tu devrais te tirer une balle »

Bref, j’en passe…

Ce genre de phrase à un impact sur les gens, personne ne peut rester indifférent vis-à-vis ce genre de propos. Tu as beau dire : « ouais, mais s’ils ont choisi ce genre de métier.. » Personne ne veut vivre ce genre de chose, connu pas connu. Ce que je viens d’écrire s’applique aussi à nos enfants, à nos proches, personne n’est à l’abri de ce genre de commentaire haineux. C’est ça aussi du bullying.

Si ce texte peut changer la façon d’agir d’au moins une personne, si ce n’est que lui faire prendre conscience de la gravité et de l’impact que ce genre de commentaire à sur une personne. Qu’elle n’est pas faite en béton. Alors, my job is done here!

Respect.

Le début de la fin pour les Taxis conventionnels?

Uber, cette application qui fait tant jaser dans le monde à l’heure actuelle… Pour ceux qui ne la connaissent pas, elle vous permet de jouer les « taxis » avec votre véhicule personnel, un genre de covoiturage rémunéré.

Uber, cela me rappelle un peu des histoires comme celles de Blockbuster ou de Kodak, des Mégas compagnies qui ont décidé de ne pas suivre le courant de la technologie et qui se sont retrouvées dans le rouge.

D’autre part, je suis pour Uber, je trouve que le concept est bien, cela permet à un grand nombre de gens de faire quelque $$$ de plus en partageant leur voiture. Le fait de pouvoir payer avec l’application, plutôt que de devoir sortir de l’argent comptant, c’est un plus. Il ne faut surtout pas oublier qu’Uber sert aussi d’intermédiaire entre le client et le chauffeur, un peu à la Air BnB, vous pouvez noter votre chauffeur suite à une balade avec lui.

Ce concept permet alors une compétition saine et laisse place au choix du consommateur vis-à-vis de son chauffeur. Les taxis régulier eux, on entre dans un véhicule sans connaitre sa propreté, son chauffeur, le tarif (moins vrai avec les nouvelles applications).

De l’autre part, je comprends les chauffeurs de taxi de « freaker » en voyant la compétition arriver de tous bords tous côtés. Il est vrai que les taxis doivent payer leur permis, des assurances, des redevances aux compagnies de taxis et surement d’autres frais que je ne connais pas…

Ceci étant dit, nous sommes témoins de plus en plus d’agressions envers les chauffeurs d’Uber, venant des chauffeurs de taxis. Une solution? Je crois qu’ils creusent leurs tombes plus qu’autre chose.

Des pistes de solution pour que les deux cohabitent? Je crois qu’il devrait avoir une révision considérable de la part des villes dans le monde quand aux permis de taxis, à Montréal il vous faut environ 200 000$ pour en acquérir un. Je crois fortement qu’il devrait aussi avoir une révision au niveau des applications de taxis conventionnels, d’avoir plus d’options, soit de pouvoir noter le chauffeur, la propreté, etc.

Bref, je crois que l’on assiste à une période transition, un peu comme celle qu’y s’est produite avec l’industrie de la musique, les compagnies de disques n’ont pas eu le choix que de s’adapter au monde numérique, bye bye Colombia, hello Itunes! Chose certaine, ce n’est pas en agressant les chauffeurs d’Uber que la cause des taxis va avancer, et ce n’est surtout pas de cette façon que vous aurez la sympathie du public.

Est-ce le début de la fin pour les Taxis conventionnels?

Prendre une pause des médias sociaux

Aujourd’hui je prends une pause des médias sociaux, je prends une pause de ce contact virtuel que l’on veut toujours alimenter pour une raison qui m’est encore inconnue. C’est suite à la lecture de cet article qui nous explique comment notre cerveau réagit à tous ces stimuli inutiles, que j’ai voulu faire cette pause.

Pour ma part, je crois que les médias sociaux ont remplacés la cigarette. Il y a 5 ans, quand j’ai arrêté de fumer, je me suis retrouvé avec plusieurs 5 minutes à combler. Je pense que c’est à ce moment que le tout à commencé et que les médias sociaux sont devenus le remplissage du vide que la cigarette m’a laissé. Bref, c’est la conclusion que j’ai pu en tirer.

Alors, c’est aujourd’hui que je débute ce mois sans médias sociaux, j’enlève les applications de mon cellulaire et je n’irai plus sur ceux-ci. Certains diront que ça peut être extrême, mais moi je trouve que la place qu’ils prennent dans nos vies, est justement extrême. 30 jours, c’est assez long pour voir les impacts que j’aurai dans ma vie et je pourrai décider de comment je veux les intégrer à nouveau dans celle-ci.

Je ne pense pas documenter la chose, mais je continuerai à faire des podcast et de la musique, qui seront distribués sur mon site seulement pour le prochain mois. Je répondrai aussi aux commentaires sur le blog, donc ne soyez pas inquiet cher fans!

Pour ce qui est des gens qui sont proche de moi, vous savez comment me rejoindre.

A+

La vie n’est pas un hashtag

Depuis quelques années les médias sociaux sont de plus en présent dans nos vies, d’un côté je trouve qu’il y a plusieurs côtés positifs; que ce soit pour avoir une information, une opinion, découvrir des gens qui ont les mêmes passions que soit…Bref la liste peut être longue! Ceci étant dit, je fais partie de la génération qui a connu le monde avant les médias sociaux, ce qui fait en sorte que je me pose des questions vis-à-vis ceux-ci, ils ne font pas partie intégrante de ma vie. J’aime bien me couper du monde « technologique » quand je quitte le pays où je suis dans le bois et chaque fois mon raisonnement c’est : maudit qu’on est ben!

Oh et avant qu’on me lance des pierres, ce qui est tellement facile sur le net… Oui effectivement je suis assez présent sur les médias sociaux, mais ceci ne m’empêche pas de me poser des questions sur moi-même, d’avancer tout en discutant du sujet et de me rendre compte que ça peut être un problème. C’est d’ailleurs un autre point qui me fascine de l’ère moderne des médias sociaux. Tant de bashing, de hate, de trolls…pourquoi? En fait je crois que l’explication est bien simple, facile de dire quelque chose sous un faux nom, une photo d’un objet et de ne pas avoir affronter la personne en face, parce qu’on peut simplement la bloquer. Je ne suis pas certain que certaines personnes auraient le même discours en étant en face de mes 6pi1 215lbs. Bref, je crois qu’on pourrait profiter de cette communauté pour faire quelque chose de positif.

L’autre chose qui me semble inquiétante, c’est le côté des relations humaines qui semblent prendre le bord. Évidemment, je ne ferai pas un retour sur l’utilisation du cellulaire, qui doit en être la cause #1, mais je voudrais parler plus du lien entre les gens et leurs habilités à communiquer. Rencontrer quelqu’un sur Tinder, dans un sens pourquoi pas, par contre que ce soit ça ta première date, je ne suis pas certain du résultat… Pour la majorité des gens qui lisent ce texte, vous savez comme moi l’effet qu’à de rencontrer quelqu’un en vrai (quand c’est rendu qu’il faut le spécifier, on a un **** de problème) c’est tellement un mélange d’émotions et on apprend à gérer ça. Est-ce moi qui est rendu trop vieux jeu et qu’effectivement le futur est de se magasiner une date comme dans un catalogue? Est-ce que de simplement dire non à une photo nous bloquerait de beaucoup plus que cette personne aurait à offrir?

Je ne veux pas m’éterniser, mais je crois que les questions à se poser sont les suivantes : Pourquoi accorder autant d’importance à des relations virtuelles? Est-ce que nous avons un équilibre saint dans notre utilisation des médias sociaux? Est-ce que cette vie virtuelle prend le dessus sur notre vie réelle?

Bonne réflexion!